RESUME:
"Tu ne me reverras plus.Je ne reviendrai pas.
poursuis ta vie,je ne m'en melerai plus.
ce sera comme si je n'avais jamais existé."
Rejetée par celui qu'elle aime passionnement ,
Bella ne s'en relève pas.Fascinée par un vampire,
comment pourait-elle retrouver gout a la pale existence humaine?
Bella n'a de gout pour rien,sinon le danger:alors elle entend la voix
d'edward ,et eprouve l'illusion de sa présence.
Bella échappera-t-elle a cette obsession amoureuse qui la hante?
a quel prix?
MON PASSAGE PREFERE
- terminons-en!décréta-t-il avec des accents sourds et durs.
j'attendis.il savait ce que je voulais.
- ce n'est pas ce que tu crois,reprit-il d'un ton soudain tres las.
ni ce que je croyais.j'etais loin du compte.
- qu'est-ce que c'est alors?
il m'observa un long moment,pesant le pour et le contre,sans que
le couroux deserte jamais completement ses iris.
- je n'ai pas le droit de te le reveler,finit-il par lacher.
- je pensais que nous etions amis,repliquai-je,les dents serrées.
- nous l'etions,riposta-t-il aussitot en appuyant sur le passé.
- mais tu n'as plus besoin d'amis,c'est ça?tu as sam maintenan.
sam que tu as toujours tellement respecté,si je me souviens bien.
- je me trompais
- et tu as eu la révélation.alléluia!
- c'est autre chose.sam n'y est pour rien.il m'aide du mieux qu'il peut.
sa voix se cassa,et il regarda au-dessus de ma tete,au-dessus de ma tete,
au-dela de mo, brulant de rage.
- c'est ça,repondis-je,dubitative.
jacob ne m'ecoutait pas,cependant.il respirait lentement et profondement
pour tenter de se calmer.il etait si furieux que ses mains tremblaient.
- je t'en prie,jake,raconte-moi ce qui se passe.moi je te serai peut-etre
d'un quelconque secours.
- plus personne ne me soulagera,geignit-il.
-mais que ta-t-il fait?m'écriai-je,et les larmes me montérent aux yeux.
j'avança vers lui,bras ouverts;il recula,mains levées en un geste défensif.
- ne me touche pas! souffla-t-il.
- pourquoi?sam est contagieux?
je pleurais comme une idiote,maintenant.j'essuyai mes yeux d'un revers de la main
avant de croiser mes bras sur ma poitrine.
- cesse d'accuser sam!
la réplique lui etait venue automatiquement.il porta ses doigts a ses cheveux,comme
pour tordre sa queue de cheval.ne rencontrant plus rien,il les laissa retomber mollement.
- qui est le responsable,sinon lui?
il sourit a demi,une pauvre chose palotte.
- je pense que tu préférerais l'ignorer.
-oh que non! m'emportai-je.j'y tiens?et tout de suite meme!
- tu as tort! aboya-t-il a son tour.
- je t'interdis de me dire que j'ai tort!ce n'est pas moi qui ai subi un lavage de cerveau.
a qui la faute,si ce n'est pas celle de ton sam adoré?
- tu l'auras voulu! s'il faut blamer quelqu'un,prends-en-toi donc a ces répugnants buveurs
de sang que tu aime tant.
j'en fus estomaquée.ses mots m'avaient poignardée.la douleur se répendit dans mon corps
en suivant ses chemins habituels,la plaie béante me déchirant le coeur.le pire cependant,
c'était l'assurance avec laquelle il avait proféré ses accusations,et la colère qui le dominait.
- je t'avais prévenue,ajouta-t-il.
- je ne vois pas de qui tu parles.
- je crois que si,au contraire.ne m'oblige pas a précise,je n'ai pas envi de te faire du mal.
- je ne vois pas de qui tu parles,répétai-je.
- des cullen,lacha-t-il lentement en scrutant mon visage.je sais comment tu réagis lorsqu'on
prononce ce nom.
je secouai la tete de droite a gauche pour nier,tout en essayant de reprendre mes esprits.
comment etait-t-il au courant?et quel etait le raport avec la secte de sam?s'agissait-t-il d'une
bande qui combattait les vampires?et a quoi bon,maintenan que plus aucun d'eux ne vivait a
forks?pourquoi jacob se mettait-il a gober les histoires colportées sur les cullen,alors que les
preuves avaient disparu depuis longtemp et a jamais?
- ne me dit pas que tu adhères aux sottises superstitieuses de billy,finis-je par répondre.
- il est plus sage que je ne le pensais.
- sois serieux,jake.
il me fusilla du regard.
- superstitions mises a part,m'empressai-je de préciser,je ne comprend pas pourquoi tu
accuses les...cullen(aïe!).ils sont partis il y a plus de six mois.comment oses-tu justifier
l'attitude de sam en leur en collant la responsabilité sur le dos?
- l'attitude de sam n'a rien a faire la-dedans,bella,et je sais qu'ils ont fichu le camp.
mais parfois...parfois,lorsque les chose sont en marche ,il est trop tard.
- qu'est-ce qui est en marche?qu'est-ce qui est trop tard?que leur reproches-tu?
soudain,il colla son visage a un centimètre du mien,les yeux incendiés par la fureur.
- d'exister! siffla-t-il
a cet instant,edward s'exprima,ce qui me surprit,vu que je ne ressentais nulle peur.
"tais-toi,bella.ne le pousse pas a bout"
je ne saisissais pas pourquoi l'illusion edwardienne avait décidé de se manifester,
car bleme de fureur,jacob restait jacob.il ne présentait aucun danger.
"laisse-lui le temp de se calmer",insista le ténor.
- tu es ridicule,répondis-je tant a edward qu'a jacob.
- très bien,répliqua ce dernier en respirant profondément.je n'ai pas l'intention de me
disputer avec toi.ca n'a pas d'importance,de toute façon,le mal est fait.
- quel mal?lui braillai-je a la figure.
il en caissa sans broncher.
- rentrons.nous n'avons plus rien a nous dire.
- tu plaisantes?bégayai-je.tu ne m'a encore rien dit du tout!
il s'éloigna a grand pas,me plantant la.
- jai vu quil aujourd'hui! lancai-je dans son dos.
il s'arreta,ne se retourne pas néanmoins.
- tu te souviens de ton amis quil?repris-je.il est terrifié.
il virevolta,l'air peiné.
- quil...,se borna-t-il a murmurer.
- il a peur d'etre le suivant,l'aiguillonnai-je.
il s'appuya contre un tronc,et une drole de couleur verte teinta sa peau brune.
- ca n'arrivera pas,marmonna-t-il.pas lui.c'est fini,maintenant.ca ne devrait plus
se produire.pourquoi?pourquoi?
il abattit son poing contre l'arbre.ce n'etait pas un colosse,juste un jeune arbre,
je n'en fus pas moins stupéfaite quand le tronc se brisa.jacob contempla la casure
avec un ahurissement qui ne tarda pas a se transformer en horreur.
- il faut que j'y aille,s'écria-t-il.
il fit demi-tour et s'éloigna si vite que je fus obligée de courir pour ne pas etre distancée.
- où ça?le provoquai-je.dans les jupes de sam?
- si tu veux le considérer comme ça,a ta guise,crus-je l'entendre marmonner.
je le poursuivis jusqu'a la chevrolet.
- attends!hurlai-je quand il fila vers la maison.
il me regarda.ses mains tremblaient de nouveau.
- rentre chez toi,bella.je ne peux plus te fréquenter.
le chagrin,bete et futile,se révéla incroyablement puissant.les larmes revinrent.
- es-tu en train de...rompre avec moi?
les mots n'etaient pas les bons,mais ils etaient ceux qui,le mieux,exprimaient ma prière.
ce que jacob et moi avions partagé etait plus qu'une amourette de cour de récréation.
- meme pas! ricana-t-il,amer.sinon,je t'aurais dit "restons amis".je n'ai meme pas le droit à ça.
- pourquoi?sam t'interdit d'avoir des amis?je t'en suplie...tu as promis.j'ai besoin de toi!
le néant glacé de mon existence avant jacob y rapporte un semblant de raison resurgit devant moi.
l'impression de solitude m'étrangla.
- je suis désolé,bella,répondit-il avec une froideur qui n'etait pas lui.
je ne parvenais pas a croire qu'il fut sincère.j'avais plutot l'impression que ses yeux furieux essayaient
de me transmettre autre chose;hélas,le message m'échappait.il se pouvait,finalement,que sam
n'eut rien a voir là-dedans.ni les cullen.peut-etre jacob s'efforçait-il de se tirer d'une situation impossible.
alors,je devais sans doute le laisser tranquille,si c'etait ce qu'il y avait de mieux pour lui.
oui,il fallait que j'agisse ainsi.c'etait la bonne attitude.pourtant,les mots m'échappèrent,filet de voix.
- je suis navrée de ne pas avoir pu...plus tot...j'aimerais changer ce que j'éprouve pour toi,jacob.
j'etais si désespérée à l'idée de le perdre que je déformais la vérité au point de la transformer
en mensonge.
- peut-etre que...que j'arriverai à changer,ajoutai-je.si tu m'en donnes me temps...s'il te plait,
ne m'abandonne pas maintenan,je ne le supporterai pas.
en un eclair,ses traits passèrent de l'irritation à la douleur.ses doigts tremblants se tendirent vers moi.
- non,bella,je t'en prie.ne pense pas ça.je suis responsable.je te jure que tu n'y es pour rien.
- non,c'est moi
- je ne plaisante pas,bella.je ne suis...
il s'interrompit,la voix encore plus rauque que d'ordinaire,luttant contre ses emotions.
ses yeux hurlant sa tristesse.
- je ne suis plus assez bien pour rester ton amie,précisa-t-il.je ne suis plus le meme.
je ne t'apporterai rien de bon.
- quoi?m'exclamai-je,ébahie.qu'est-ce que tu racontes,jake?tu vaux mille fois mieux que moi!
tu m'apportes des tas de bonne choses.qui a osé prétendre le contraire?sam?c'est un mensonge
éhonté,jacob! ne le laisse pas dire des trucs pareils!
son visage se ferma.
- personne n'a eu besoin de me dire quoi que ce soit.je sais ce que je suis.
- mon ami,voila ce que tu es.jake...je t'en suplie!
il reculait.
- je suis désolé,bella,répéta-t-il,a peine audible.
sur ce,il s'enfuit a toute jambes dans sa maison
et toi kel est ton passage préféré?